une totale immersion

La très grande majorité des sites d’informations vivent en partie de la publicité : celle-ci vient dénaturer le but même du site tant il est parfois difficile de s’y retrouver entre la pub, l’article et les liens internes vers les articles liés etc.

Crisanthrope ira à contre courant de ce principe en se concentrant sur ce que lecteur est venu lire: une information, une analyse, une enquête ou un témoignage. Crisanthrope sera donc immersif car épuré de toute publicité et de tout ce qui vient polluer le contenu.

Crisanthrope se veut un site original, aussi, parce qu’il suggèrera à son lecteur et “observateur participant”, une si possible totale immersion dans le contexte quotidien des réalités grecques.

Parfois, et cela à titre d’exemple, nous vous présenterons seule et “mise à nue” cette parole, tout comme les récits produits par les acteurs sur place que sont les habitants de la Grèce; ou encore des photos et des séquences filmées “muettes”, en réalité parfaitement parlantes sur la Grèce actuelle.

Cette immersion sera également vécue dans le site Crisanthrope lui-même qui sera graphiquement orienté pour donner à chacun « l’impression d’être en Grèce » avec des méta-données ajoutées sur tous les médias pour permettre au lecteur d’avoir des informations complémentaires et ainsi enrichir sa connaissance du pays.  Pour avoir une meilleure idée de la manière dont ces méta données seront présentées, cliquez-ici ou en haut à gauche de la page sur l’icone .

note : ces méta-données seront bien sûr disponibles uniquement si l’auteur et le protagoniste de la photographie ont donné leur accord.

Suivre l’actualité grecque autrement

Notre différence quant à l’approche du sujet de la crise grecque, c’est la proximité et même l’immersion dans le “terrain grec”, sans pour autant omettre la prise de distance et l’analyse critique. Notre différence tient autant à la pluralité croisée et interactive quant à nos outils : reportages, critique, revue de la presse grecque, films, témoignages, récits, analyse ethnographique et historique. Une pluralité sans cesse ouverte aux suggestions et aux questionnements de ceux qui découvrent nos contenus.

Nous pensons que l’actualité éphémère n’est plus ce qui est important aujourd’hui : nous préférons partager l’actualité à travers les yeux des principales victimes des cures d’austérité, sur du long terme et sans forcément s’inscrire dans la « news » quotidienne. Crisanthrope sera donc le moyen de comprendre la crise à travers les yeux des habitants de la Grèce et sur du long terme.

Nous pensons également que si la Grèce fait la une dès que la situation fait tanguer l’Europe et/ou l’Euro, rares sont les médias qui concentrent leurs enquêtes sur la vie en Grèce en temps de crise. Crisanthrope sera donc une fenêtre ouverte sur les témoignages de ceux qui n’ont pas eu l’occasion de s’exprimer.

Enfin, Crisanthrope ne suivra pas les « modes ». Il est très fréquent de voir un sujet évoqué par une rédaction repris par toutes autres. Une photo d’une file d’attente devant un distributeur de billets en Grèce a par exemple imposé à toutes les rédactions de l’utiliser pour titrer sur « la panique des Grecs ». Car les rédactions veulent souvent couvrir ce que les autres ont partagé. Sans se demander si la file d’attente en question est une vraie panique ou juste des retraités ou des salariés qui, en fin de mois, vont toucher leur argent. Crisanthrope suivra sa propre route, loin de ce « qui fait vendre », loin des rumeurs et loin de l’excitation médiatique sur des sujets pas toujours confirmés.

détricoter les mythes sur la Grèce

Depuis 2010, la crise grecque est devenue célèbre et est suivie par les médias du monde entier, parfois entre stéréotypes et inexactitudes. Les nombreux mythes sur la Grèce ne résistent cependant pas à la réalité du terrain, à condition bien entendu de vouloir la regarder bien en face.

Ce travail de critique a déja été réalisé par Olivier sur Okeanews.fr, qui a souvent “corrigé le tir” de certains médias francophones, et par Panagiotis Grigoriou sur Greekcrisis.fr à travers ses analyses.

Crisanthrope détricotera ainsi certains mythes sur la Grèce et sur sa crise, tout en s’efforçant de faire la part entre les réalités, les évidences vécues… et pratiquées, et entre un certain imaginaire véhiculé à travers tous ces mythes, parfois d’ailleurs à des fins politiques ou idéologiques.

Crisanthrope proposera donc des critiques des articles de la presse en se basant sur les faits réels, et en rappelant les oublis de certaines rédactions qui aiment à donner une version d’un sujet en oubliant les données qui pourraient … remettre en question l’ensemble de leur « théorie ».

analyse anthropologique et profondeur historique

La crise grecque est en réalité un phénomène bien complexe, puisant ses origines les plus récentes (ou les mieux apparentes), dans les ramifications désastreuses de la dite « crise financière mondiale », comme dans sa géopolitique.

Elle est pour autant liée à un long cheminement historique du pays et des mutations qui sont les siennes, alors accélérées, exacerbées, voire « suggérées », par la « gouvernance » de la crise, au moyen… commode du fardeau de la dette dite « souveraine ».

Crisanthrope, bien au sillage de Greekcrisis.fr, poursuivra et enrichira ses analyses anthropologiques issues des réalités de son terrain ethnographique, une réalité en somme sociale et sociétale assez décomposée, insérée toutefois lorsque c’est nécessaire, dans son contexte culturel, historique et géopolitique.

un média gratuit, sans publicité et libre d’accès

Tout le contenu (textes, photos, vidéos, graphiques, infographies etc) de Crisanthrope sera issu de notre travail, libre d’accès, gratuit et sous licence creative-commons.

Cela garantira la paternité de notre « oeuvre » tout en permettant au plus grand nombre d’y avoir accès.

Le choix de la licence finale n’est pas encore arrêté : creative commons permettant de composer assez librement, nous prendrons la décision avec les donateurs lors d’un vote (bien sûr si la campagne est un succès !).

Plus d’informations sur les licences creative commons :

un média démocratique

Crisanthrope sera un média démocratique. D’abord par son attachement aux valeurs même de la démocratie, car nous savons fort bien hélas, combien la crise grecque révèle aussi des pratiques métadémocratiques avérées bien dangereuses au-delà même du paradigme grec. Comme Okeanews et Greek-Crisis, Crisanthrope sera particulièrement attaché aux droits de l’Humain et à la liberté d’expression et de la presse.

Ensuite, nous pratiquerons cette démocratie au quotidien : nous proposerons en effet à tous les donateurs, et ce, quelque soit le montant de leur donation, d’être partie prenante de la vie éditoriale de Crisanthrope. Chacun-e aura ainsi l’occasion de proposer un ou plusieurs sujets qu’il ou elle souhaiterait voir traité par Crisanthrope. Selon l’intérêt suscité par l’ensemble de la communauté des donateurs (et par le biais d’un vote), le sujet sera pris en charge par Crisanthrope et programmé si les contraintes éditoriales, techniques et budgétaires le permettent.

Crisanthrope sera ainsi le premier média à traiter les sujets de concert avec celles et ceux qui nous feront vivre : nos donateurs !

Une totale transparence

Crisanthrope sera gratuit, mais les personnes qui le feront vivre ne travailleront pas gratuitement (sauf celles et ceux qui souhaitent vraiment être bénévoles). Le but de Crisanthrope est bien d’être économiquement viable et de pouvoir ainsi rémunérer tous les acteurs de la vie du site (temps passé sur la rédaction, les enquêtes, le développement et la maintenance du site etc).

Crisanthrope mettra à disposition l’ensemble des données budgétaires à tous les donateurs : dès la fin de la campagne de crowdfunding, un compteur sera mis en place pour indiquer le montant récolté et le temps disponible associé à ce montant. Les acteurs de Crisanthrope seront payés au temps passé avec un taux journalier unique pour tous.

Tous les visiteurs du site auront la possibilité de connaitre en temps réel la situation temporelle – temps restant en équivalent temps plein- de Crisanthrope via un indicateur du type :

Montant obtenu lors de la campagne
Montant utilisé
Temps de travail disponible

un site multilingue

Notre panorama sur la crise grecque a pour première vocation de s’adresser à un public francophone, curieux et averti face aux mutations (parfois imposées) des sociétés humaines du XXIe siècle.

Notre ambition est également de pouvoir proposer notre contenu dans d’autres langues, et d’abord en anglais, touchant de ce fait un public plus large. Bien entendu, nous aurons besoin de traduct-rices-eurs (et donc d’un budget dédié) pour proposer nos articles dans les autres langues.

Nous sommes à la recherche d’une traductrice ou d’un traducteur vers l’anglais pour réaliser la traduction complète du site. C’est bien sûr une activité de bénévolat mais si la campagne de crowdfunding est un succès, le temps passé pour cette traduction sera payé!

Merci de nous contacter !

Datajournalisme

Crisanthrope utilisera et perfectionnera les outils qui servent au suivi et à l’analyse des statistiques grecques et des statistiques sur la Grèce, de même concernant les sondages d’opinion déjà mis en place sur Okeanews (bien que ces sondages soient particulièrement peu fiables en Grèce).

Ces données prendront ainsi un nouveau relief, affirmées ou même critiquées, lorsqu’elles seront confrontées aux réalités vécues par les habitants de la Grèce par exemple.

Ces données serviront également de base à un projet plus large de data-journalisme sur la Grèce qui pourrait faire l’objet d’une autre campagne de crowdfunding s’il ne rentre pas dans le budget prévu. Notre but sera de proposer des données exploitables par tous et ainsi de pouvoir avoir accès rapidement à des données permettant de contrer de fausses informations.

suivre les actions de solidarité et les mouvements alternatifs

Notre site se veut enfin solidaire et acteur sur le terrain. Bien plus qu’un regard critique et si possible complet sur la Grèce des années de crise, nous recenserons sans cesse les initiatives de solidarité, parfois urgentes et bien souvent inscrites hélas dans une longue durée d’immédiateté historique.

C’est ainsi que nous mobiliserons la solidarité de nos lecteurs et participants (dans la mesure de leurs possibilités), très concrètement et permettant ainsi d’avoir un impact sur le terrain social de la crise grecque.

Un espace dédié sera créé pour permettre de recenser les actions de solidarité et les mouvements alternatifs qui tentent à améliorer le quotidien de ceux qui subissent de plein fouet un Etat devenu défaillant.

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